LILLE DOS AU MUR
Lille se retrouve au pied du mur avec seulement un point pris en deux journées. Seul "petit" problème : le mur relève de la muraille avec un adversaire de taille. Les Nordistes ont rendez-vous avec Manchester United, ce soir (20h45) à Old Trafford. Dans le même groupe (D), le Benfica se déplace à Villarreal.
Puel veut des guerriers
Lille a perdu le Nord. Brillant la saison passée avec une surprenante deuxième place en Championnat, le LOSC n'est plus le même depuis la reprise. Irrégulière et peinant à convaincre en L1, la formation de Claude Puel connaît également des difficultés sur la scène européenne. Battu sur le fil par Benfica lors de la première journée (0-1) et trop timide au Stade de France face à Villarreal (0-0), Lille se retrouve dos au mur avec un seul point et aucun but marqué avant d'aller affronter la montagne Manchester United, ce soir à Old Trafford. Pour espérer poursuivre l'aventure en C1 et attraper une qualification pour les huitièmes de finale ou la Coupe de l'UEFA, Lille a une obligation de résultat. Une défaite serait quasiment synonyme d'élimination. Mais aller gagner dans le « Théatre des rêves » n'est pas une mince affaire. Le LOSC le sait bien, lui qui avait déjà affronté les Mancuniens en septembre 2001. Grégory Tafforeau et Rafael Schmitz, les seuls rescapés de l'époque, avaient tenu la dragée haute avant de plier sur un coup de patte meurtrier de Beckham à la 89e minute. «A titre personnel, raconte Tafforeau, il est clair que j'ai encore cette défaite en travers de la gorge. Ce match à Manchester nous avait énormément appris. Manchester est une équipe qui se livre offensivement, il y aura des coups à jouer même si le moindre relâchement peut coûter cher. On a plus à craindre de nous-mêmes que de Manchester», assure le défenseur.
Sans son "poumon" Stéphane Dumont au milieu, Lille va donc chercher à résister le plus longtemps possible tout en espérant faire la différence sur un contre d'Odemwingie et Moussilou. Les Lillois n'ont guère d'autres choix que d'employer cette tactique. «J'ai besoin de onze guerriers», avoue même Claude Puel, conscient que les deux clubs n'évoluent pas dans la même catégorie. Seule véritable satisfaction pour la défense nordiste, le Néerlandais Ruud van Nistelrooy sera privé de son compère en attaque Wayne Rooney, suspendu. Dominateurs en Premier League dans les années 90, les Red Devils peinent aujourd'hui à rivaliser avec Chelsea, le nouveau maître. Une situation mal vécue à Manchester. La défaite à domicile le 24 septembre dernier face à Blackburn (1-2) a d'ailleurs provoqué le courroux des supporters qui, après s'en être pris à Glazer, le propriétaire milliardaire américain, en veulent à Ferguson, l'entraîneur autrefois intouchable. Le calme est revenu depuis les victoires à Fulham (3-2) et Sunderland (3-1). Mais, pour les retrouvailles avec son équipe, le public attend pas moins qu'une victoire. Le LOSC est prévenu.
Une belle occasion pour le Benfica
Ce n'est plus le même Benfica Lisbonne qui va s'en aller affronter Villarreal. Après avoir réalisé le plus mauvais début de saison de leur histoire en Championnat, les Portugais ont relancé la machine et ont remporté ce week-end une victoire sur le terrain du FC Porto (2-0), la première depuis quatorze ans au stade Do Dragao, grâce à un doublé de Nuno Gomes. Les Portugais pourraient se contenter d'un match nul en Espagne, un résultat qui les laisserait en position de qualifiable, sauf si Lille gagnait par au moins deux buts d'écart à Manchester. Mais les joueurs de Ronald Koeman pourraient aussi frapper un grand coup dans l'optique des huitièmes de finale s'ils s'imposaient. Cependant, Villareal a d'ores et déjà prouvé sa solidité en Ligue des champions cette saison en préservant son invincibilité, à domicile contre Manchester United (0-0) puis au Stade de France contre Lille (0-0). Mais on le voit, l'équipe de Riquelme - qui n'a pas joué ce week-end contre Alavès (1-1) mais est apte - n'a pas encore trouvé son rythme de croisière en attaque (10 buts en 7 matches en Liga).
Lille se retrouve au pied du mur avec seulement un point pris en deux journées. Seul "petit" problème : le mur relève de la muraille avec un adversaire de taille. Les Nordistes ont rendez-vous avec Manchester United, ce soir (20h45) à Old Trafford. Dans le même groupe (D), le Benfica se déplace à Villarreal.
Puel veut des guerriers
Lille a perdu le Nord. Brillant la saison passée avec une surprenante deuxième place en Championnat, le LOSC n'est plus le même depuis la reprise. Irrégulière et peinant à convaincre en L1, la formation de Claude Puel connaît également des difficultés sur la scène européenne. Battu sur le fil par Benfica lors de la première journée (0-1) et trop timide au Stade de France face à Villarreal (0-0), Lille se retrouve dos au mur avec un seul point et aucun but marqué avant d'aller affronter la montagne Manchester United, ce soir à Old Trafford. Pour espérer poursuivre l'aventure en C1 et attraper une qualification pour les huitièmes de finale ou la Coupe de l'UEFA, Lille a une obligation de résultat. Une défaite serait quasiment synonyme d'élimination. Mais aller gagner dans le « Théatre des rêves » n'est pas une mince affaire. Le LOSC le sait bien, lui qui avait déjà affronté les Mancuniens en septembre 2001. Grégory Tafforeau et Rafael Schmitz, les seuls rescapés de l'époque, avaient tenu la dragée haute avant de plier sur un coup de patte meurtrier de Beckham à la 89e minute. «A titre personnel, raconte Tafforeau, il est clair que j'ai encore cette défaite en travers de la gorge. Ce match à Manchester nous avait énormément appris. Manchester est une équipe qui se livre offensivement, il y aura des coups à jouer même si le moindre relâchement peut coûter cher. On a plus à craindre de nous-mêmes que de Manchester», assure le défenseur.
Sans son "poumon" Stéphane Dumont au milieu, Lille va donc chercher à résister le plus longtemps possible tout en espérant faire la différence sur un contre d'Odemwingie et Moussilou. Les Lillois n'ont guère d'autres choix que d'employer cette tactique. «J'ai besoin de onze guerriers», avoue même Claude Puel, conscient que les deux clubs n'évoluent pas dans la même catégorie. Seule véritable satisfaction pour la défense nordiste, le Néerlandais Ruud van Nistelrooy sera privé de son compère en attaque Wayne Rooney, suspendu. Dominateurs en Premier League dans les années 90, les Red Devils peinent aujourd'hui à rivaliser avec Chelsea, le nouveau maître. Une situation mal vécue à Manchester. La défaite à domicile le 24 septembre dernier face à Blackburn (1-2) a d'ailleurs provoqué le courroux des supporters qui, après s'en être pris à Glazer, le propriétaire milliardaire américain, en veulent à Ferguson, l'entraîneur autrefois intouchable. Le calme est revenu depuis les victoires à Fulham (3-2) et Sunderland (3-1). Mais, pour les retrouvailles avec son équipe, le public attend pas moins qu'une victoire. Le LOSC est prévenu.
Une belle occasion pour le Benfica
Ce n'est plus le même Benfica Lisbonne qui va s'en aller affronter Villarreal. Après avoir réalisé le plus mauvais début de saison de leur histoire en Championnat, les Portugais ont relancé la machine et ont remporté ce week-end une victoire sur le terrain du FC Porto (2-0), la première depuis quatorze ans au stade Do Dragao, grâce à un doublé de Nuno Gomes. Les Portugais pourraient se contenter d'un match nul en Espagne, un résultat qui les laisserait en position de qualifiable, sauf si Lille gagnait par au moins deux buts d'écart à Manchester. Mais les joueurs de Ronald Koeman pourraient aussi frapper un grand coup dans l'optique des huitièmes de finale s'ils s'imposaient. Cependant, Villareal a d'ores et déjà prouvé sa solidité en Ligue des champions cette saison en préservant son invincibilité, à domicile contre Manchester United (0-0) puis au Stade de France contre Lille (0-0). Mais on le voit, l'équipe de Riquelme - qui n'a pas joué ce week-end contre Alavès (1-1) mais est apte - n'a pas encore trouvé son rythme de croisière en attaque (10 buts en 7 matches en Liga).